Leopoldo Barranco
Auditeur · BARRO

Leopoldo Barranco

Leopoldo Barranco est auditeur de la croissance industrielle chez BARRO. Il audite la zone de conversion et de livraison : arithmétique de la remise, détection du oui toxique, qualité de la transition commercial-opérations, système de NPS post-livraison et discipline de gouvernance projet. Sa pratique documente que la prochaine vente d'un compte industriel se décide lors de la livraison précédente, non lors de la négociation suivante.

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Le oui toxique : pourquoi certains contrats conclus naissent déjà détruits

Il existe un schéma commercial industriel récurrent : des contrats signés avec remise agressive et ambiguïté opérationnelle qui se transforment en perte avant la fin de la livraison. Détecter la signature du oui toxique avant de l'accepter est une capacité exécutive spécifique.

Le handoff commercial-opérations : le goulet d'étranglement qui décide de la vente suivante

76 % des dirigeants industriels identifient la transition entre la clôture commerciale et l'exécution opérationnelle comme leur principal point de friction interne. Cette friction n'est pas opérationnelle. Elle est stratégique.

Scope creep en projet industriel : 47 % le subissent, le gouverner le ramène à 18 %

Près de la moitié des projets industriels B2B subissent un scope creep ou un retard significatif. Les entreprises avec gouvernance formelle post-vente le ramènent à dix-huit pour cent. La différence est l'un des espaces d'amélioration les moins traités dans l'industrie intermédiaire.

Soixante-dix pour cent des fabricants perdent la visibilité de leur base installée la première année

Sans visibilité active de l'équipement en exploitation, la base installée cesse d'être un actif commercial et devient une mémoire historique. Reconstruire cette visibilité est la condition préalable de toute stratégie d'aftermarket.

Une mauvaise livraison industrielle coûte le contrat suivant, pas seulement le contrat actuel

65 % des acheteurs B2B abandonnent un fournisseur après une seule mauvaise expérience post-vente. L'arithmétique du fournisseur industriel change lorsqu'on reconnaît que chaque livraison défectueuse détruit deux ventes : l'actuelle et la suivante.

Le client paie une fois la machine et presque une fois encore pour la maintenir. Qui capture la seconde fois ?

L'aftermarket équivaut approximativement à quarante pour cent des ventes totales d'un équipement durant sa vie utile. Lorsque le fabricant ne capture pas ce flux, quelqu'un le capture. La question est de savoir qui.

Le NPS post-livraison : l'indicateur le plus rentable que la plupart des usines ne mesurent pas

71 % des dirigeants industriels considèrent l'expérience client comme un différenciateur clé. Seuls 27 % mesurent leur NPS post-vente de manière systématique. Entre ces deux données vit l'une des brèches au plus fort impact sur la rentabilité durable.

Cinq points de rétention valent entre vingt-cinq et quatre-vingt-quinze points de bénéfice

L'arithmétique classique de la fidélité reste valable en B2B industriel. Améliorer de cinq points le taux de rétention élève le bénéfice de vingt-cinq à quatre-vingt-quinze points. La croissance la moins coûteuse demeure le client qui a déjà choisi l'entreprise.

Le second business qui vit dans le premier : l'aftermarket comme moteur structurel de marge

L'aftermarket représente entre 25 et 30 % des revenus des fabricants industriels matures, et plus de 50 % de leur bénéfice. Le reconnaître comme business principal, et non comme service accessoire, redéfinit la stratégie de l'entreprise.

La remise concédée à la clôture vaut huit fois plus de bénéfice qu'il n'y paraît

L'arithmétique du prix en B2B industriel est contre-intuitive. Un point de pourcentage cédé en négociation équivaut, en moyenne, à huit points d'EBIT perdus. La conversation sur les remises intègre rarement cette ampleur.